Ce samedi matin nous étions 5 Pacrunners, tels les doigts d'une main, au départ de cette édition de la Kilian Classik en version longue : Valériane et  Jean-Marie, Carole et Marko et moi-même.

45 km - 1700 mD+ - Font-Romeu

Le départ était commun avec l'épreuve du 25 km, donc beaucoup de monde sur la ligne et pas mal de densité sur les premiers kilomètres.

La famille Allain faisait course commune, hélas, Valériane dans un jour sans et "vidée TOTALEMENT d'énergie" (sic) devait abandonner au 20°km. Ça c'est la version officielle, en réalité, elle rêvait de longue date d'un baptême en hélico que l'organisation lui a royalement offert en lui faisant profiter de l'évacuation d'un concurrent mal en point...

Jean-Marie, amputé de sa moitié, continuait son chemin mais parvenait trop tard à la barrière horaire du 23°km. Il était redirigé vers un itinéraire "bis" mais s'est quand même paluché 41 km et 1500 m de dénivelé (au lieu de 46 et 1900) en étant privé de ravito pendant 20 km, pas très content à l'arrivée le gars...

Marko, quant à lui, est parti avec les champions, classé 30° à la mi-course, il a un peu "explosé" au 30° km. Il était déçu du déroulement de sa course et d'être parti en sur-régime mais a fait une très belle performance quand même.

Restent Carole et moi : nous avions décidé de courir ensemble, nous n'avions jamais parcouru une telle distance, quel plaisir de pouvoir partager ! Sur les premiers km communs avec le 25, nous nous sommes surtout attachées à ne pas nous perdre de vue. Une fois passées la séparation des parcours et la première barrière horaire, nous avons pu mieux profiter du parcours et de ses superbes paysages.

Nous longeons le lac des Bouillouses, rencontrons des névés glissantes en montée et encore plus en descente (Carole Merle s'y serait sentie à l'aise...). Une descente très raide et en pierrier nous donne du fil à retordre mais nous parvenons juste à temps à la 2° barrière. S'en suit une montée longue, vraiment longue et de plus en plus sèche, ça pique les cuisses mais quel panorama en haut ! Nous nous lançons dans la descente (plutôt roulante celle là), au milieu de chevaux et petits poulains...

Hélas, les pieds de Carole la trahissent, pas aidés par nos nombreux passages les pieds dans l'eau. Elle se faisait soigner ses ampoules au ravito du 27° et nous repartons mais après quelques centaines de mètres, elle se résignait à renoncer et faisait demi-tour pour rejoindre le ravito et abandonner. Elle a été moins "chanceuse" que Valériane pour son retour : après avoir passé 2 heures à attendre avec le Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne (qu'elle appelle PDHM...) dans un bar, elle est rentrée en estafette.

Après une petite baisse de moral suite à la perte de mon binôme, je partais à l'assaut de la dernière barrière horaire. J'y parvenais après une partie roulante et une montée en sous-bois au milieu de belles couleurs données par de petites fleurs rouge (je suis nulle en botanique...). Une dernière montée moins pittoresque et la descente roulante vers Font-Romeu et la ligne, enfin !

Le parcours était fabuleux (dommage que des barrières horaires un peu serrées empêchent nombre de coureurs de ne pas en profiter pleinement) et je me suis régalée, j'ai pris beaucoup de plaisir même si j'aurais aimé franchir la ligne avec Carole...

Ma course la plus belle et la plus dure, un week end trail partagé, le feu d'artifice de mon année passée au sein du Pac...

Stéphanie,